- Formations et évolution -
Le druide n’est pas qu’un « celtophile » animé de quelque idée vague ou passionné par l’une ou l’autre matière celtique. Il doit être bien plus que cela : dans l’engouement croissant pour les Celtes et leur héritage, le druide moderne est un « personnage-ressource » dans bien des domaines.

Les trois druides primordiaux des textes mythologiques irlandais s’appellent :

Fiss, Fochmarc, Eolas,
c’est-à-dire
Savoir, Recherche, Connaissance.


Les triades de l’île de Bretagne nous disent encore que :

Les trois devoirs du barde sont :
La poésie, la mémoire, la tradition.


Dans les triades fondatrices de notre Assemblée, nous en concluons que :

Il y a trois pierres à aiguiser pour le druide :
Grande instruction,
Grand savoir faire,
Grande sagesse.


Antique ou moderne, la fonction de druide ne s’improvise pas. Comme son homologue historique, le druide contemporain a un premier devoir d’instruction et d’érudition permanente : il doit connaître son histoire, son passé, sa littérature, ses mythes, s’intéresser à la langue, et s’informer constamment des découvertes. En confrontant ces diverses sources, il peut distiller la philosophie, les symboles, les conceptions de l’univers inhérentes à ces données concrètes et avérées. Ceci constitue la crédibilité de sa formation et l’authenticité de ses dires.
Ensuite, comme par le passé, le druide contemporain a un devoir de pratique, de savoir faire, en se spécialisant dans un certain nombre de disciplines, de sciences druidiques, qui sont nombreuses et bien connues. Qu’il opte pour la branche des bardes, des eubages (ovates) ou pour les deux, il y développera le perfectionnement vers la maîtrise. Ces « véhicules initiatiques » participent à l’accomplissement. Ceci constitue son travail de restauration, de transmission et de sauvegarde des sciences traditionnelles. Enfin, comme le druide antique, le druide contemporain a un devoir d’observations, de constatations, et de spéculations sur l’ensemble de ses apprentissages et des Connaissances acquises: conceptions de l’Univers, la Nature, l’Homme, l’ Esprit, les divinités, l’Autre Monde, les symboles, etc. Ceci constitue sa maturation, sa sagesse, et sa mystique.

La Tradition druidique est une quête exigeante : on ne peut y évoluer qu’en fournissant des efforts constants et réguliers. Les initiations sont données en fonction des travaux reçus, de la régularité des présences, de la participation générale. Le système est en quelque sorte « donnant, donnant ».

L’ Assemblée Universelle des Druides d’Arduina enseigne les matières fondamentales du druidisme par sa revue « Druidion’ », ses rites, par des séries de feuillets et fascicules, par des ateliers. Tous ses enseignements sont confirmés par des sources historiques, archéologiques, et mythologiques. L’AUDA garantit l’authenticité de ses pratiques dans un esprit cohérent et respectueux de l’héritage culturel celtique. Elle s’interdit tout amalgame non avéré.

Il va sans dire que l’apprentissage ne s’arrête pas à l’intronisation : celle-ci ne marque que le départ dans la fonction considérée. Il n’y a pas d’achèvement dans la pratique de la Tradition druidique. Les fonctions de barde ou d’eubage ne sont d’ailleurs pas restrictives : Après plusieurs années, il est évidemment possible de passer aux apprentissages de l’autre fonction. C’est d’ailleurs souhaitable pour ceux et celles qui visent des horizons plus ambitieux. Le tout est d’assumer humblement et sérieusement ses engagements. La limitation de départ au choix d’une seule fonction druidique évite les nombreuses dispersions, les apprentissages précipités et trop superficiels.